Audition de la Secrétaire d’Etat Brune Poirson sur les accords internationaux environnementaux
Audition de la Secrétaire d’Etat Brune Poirson sur les accords internationaux environnementaux

La Commission du Développement Durable et de l’aménagement du territoire a auditionné Madame Brune Poirson, Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire sur les accords internationaux environnementaux. A ce sujet, je lui ai posé plusieurs questions.


Ma première question portait sur le CETA. J’ai réaffirmé mon opposition, en l’état actuel des choses, à ce traité, et lui ai demandé quel était son sentiment à ce sujet.
Je lui ai ensuite demandé si il était possible de rattraper la sortie des Etats-Unis de la COP 21, et si elle ne craignait pas d’autres défections lors de la COP 23.
Enfin, mes dernières questions portaient sur le financement de la lutte contre le réchauffement climatique. Si nous ne sommes pas encore munis des instruments financiers pour résoudre cela, le Président de la République Emmanuel Macron a pris conscience de ce frein puisqu’il a annoncé l’organisation d’un nouveau sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique, axé sur l’aspect financier, en décembre prochain. Ma première question à ce sujet a donc été les pistes envisagées par le gouvernement pour inciter tous les Etats à investir dans cette lutte, tous les autres pays n’ayant pas forcément pris conscience de l’impératif environnemental. Les Etats ne pouvant assumer financièrement cela seul, ma deuxième question était de savoir quels investisseurs privés cibler, et comment les inciter à investir.

Madame Brune Poirson a répondu qu’elle savait que le CETA manquait d’ambition : il faudra être vigilant sur certaines dispositions lors de son application. Selon elle, nous devons tirer des leçons de ce traité et exiger maintenant que les accords reflètent les exigences climatiques, environnementales et de santé.

Peu rassuré par ses réponses, je reste sur ma position : en l’état actuel, ce traité comporte beaucoup trop de zones d’ombres et soulève de trop nombreuses inquiétudes pour que je lui apporte mon soutien.