Audition du futur président du directoire de la Société du Grand Paris  
Audition du futur président du directoire de la Société du Grand Paris   
J’interrogeais Jean-François Monteil sur ses ambitions pour cette mission d’une importance fondamentale pour l’avenir de la région, qui nécessite un engagement fort et une vision pérenne.

« Merci Madame la présidente,

Je tiens avant tout au nom de mon groupe MoDem et Démocrates apparentés à vous remercier, Monsieur le Président, pour votre présence ce matin.

Je souhaiterais débuter mon propos en faisant part de mon étonnement quant à la nomination d’un nouveau président du directoire de la SGP. Vous serez ainsi le 5e en 10 ans à occuper ce poste.
Je vous souhaite donc d’avoir la possibilité de mener un mandat complet à la tête de cette structure dont la mission, d’une importance fondamentale pour l’avenir de la région capitale et du pays, nécessite un engagement et vision pérenne.

La tâche qui est la votre s’annonce très complexe. Il s’agit de l’un des plus grands chantiers du monde, pendant l’une des périodes les plus compliquée de notre histoire récente. Les contraintes sur ce projet sont nombreuses : celle du temps tout d’abord, puisqu’au-delà de l’échéance des JO prévus pour 2024, c’est aussi à l’urgence climatique que doit répondre le projet du Grand Paris Express. Alors que certains osent proposer de couper les vivres au transport en commun, ce nouveau réseau va permettre d’offrir la possibilité d’une mobilité propre à de très nombreux Franciliens, mais il permettra aussi de densifier la métropole pour lutter contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols sur laquelle nous sommes en train de fixer dans la loi des objectifs ambitieux. C’est donc un enjeu majeur.

Une autre contrainte est bien sûr financière, puisqu’avec une facture estimée à ce jour à 35 milliards d’euros, on sait que l’une de vos missions consistera à diminuer ce montant, ou à tout du moins à le maintenir à ce niveau, dans un contexte de crise sanitaire qui n’est pas propice aux réductions des coûts.

Je souhaiterais donc connaître vos ambitions sur ces deux points : alors qu’une vingtaine de tunneliers étaient en service en 2020, avez-vous à ce jour une connaissance plus précise des retards qui ont été pris du fait de la crise sanitaire et de l’échéancier global de livraison des différents tronçons ? De même, quelles sont les sources d’économies que vous envisagez et celles-ci auront-elles un impact tant en termes de calendrier que de desserte ?

Je vous remercie. »