Audition M. Farandou, Président-DG de la SNCF
Audition M. Farandou, Président-DG de la SNCF

Je tiens avant tout au nom de mon groupe MoDem et Démocrates apparentés à vous remercier, Monsieur le Président, pour votre présence ce matin.

Je souhaiterais orienter mon intervention sur la question du fret ferroviaire. Comme vous le savez, le gouvernement a présenté en septembre la Stratégie nationale du développement du fret ferroviaire, laquelle a d’ailleurs repris un certain nombre des recommandations du rapport du Conseil d’orientation sur les Infrastructure dont je suis membre.

Le constat est difficile : le recours au fret ferroviaire est en baisse continuelle depuis 70 ans, nos voies ont un âge moyen de 33 ans, contre 17 en Allemagne, les voies de service et de relais de trains sont particulièrement vétustes et notre réseau capillaire est lui aussi dans un état déplorable, malgré les millions déjà engloutis pour seulement le maintenir à flots. Enfin, nous manquons de terminaux de triage et multimodaux. Les marges de progrès sont donc importantes et l’objectif est ambitieux : doubler la part modale du fret ferroviaire de 9 à 18 % d’ici 2030, et atteindre 25 % en 2050. Pour cela, l’Etat met des moyens inédits sur la table. Je souhaiterais donc avoir votre sentiment, voire un point d’étape sur le sujet quelques mois plus tard et alors que les premiers chantiers doivent être lancés.

J’aimerais aussi vous parler du projet Carex, lequel, pour résumer, poursuit comme objectif d’utiliser les voies grande vitesse existantes, principalement la nuit, pour transporter des marchandises entre des points stratégiques, notamment les aéroports. On le sait, c’est un projet qui est dans les cartons depuis près de 15 ans mais qui nécessite de lourds investissements, notamment en matière de terminaux et de rames, il n’est d’ailleurs pas cité dans la stratégie du gouvernement. Je souhaiterais tout de même avoir votre sentiment à ce sujet, tant en matière de pertinence que de possibilité de le voir ou non un jour mis en œuvre.