Déplacement de la Commission du développement durable à Metz pour le G7 des Ministres de l’environnement
Déplacement de la Commission du développement durable à Metz pour le G7 des Ministres de l’environnement

Le lundi 6 mai 2019, la commission Développement durable et Aménagement du territoire (DDAT) s’est décentralisée à Metz, durant le sommet international du G7 Environnement.
Elle a démarré sa journée avec le Maire de Metz Dominique Gros en se déplaçant dans les locaux de la société E-fluid, spécialiste des solutions de gestion des énergies, filiale de la Société d’économie mixte UEM.
Elle a pu ainsi voir comment un territoire a su s’emparer de ses problématiques énergétiques et y répondre par ses propres moyens, tout en créant de l’emploi et une dynamique économique intéressante.

Ensuite, la commission DDAT a tenu deux réunions au centre Georges Pompidou qui accueillait les « side-events » autour du G7 Environnement : la première autour de Cyril Dion (journaliste et réalisateur des films « Demain » et « Après-demain »), Isabelle Delannoy (agronome) et Benki Piyãko (dirigeant politique et spirituel du peuple Ashaninka au Brésil) sur les enjeux de biodiversité dans le monde. Ces échanges ont porté sur le fond des problèmes et ont permis à Monsieur Benki Piyãko de porter le cri d’alarme de son peuple face aux politiques désastreuses contre l’environnement qui s’amplifient au Brésil.

La deuxième réunion accueillait Michel Koenig de la Mairie de Metz, Hugues Varachaud de l’association CPN Coquelicots, et Jean-Yves Macé de la SCIC Ferme de Borny, pour favoriser la biodiversité et l’éducation à l’environnement en milieu urbain. Cette deuxième table ronde a été riche d’exemples concrets d’actions locales, qu’elles soient municipales et associatives, de sensibilisation et d’avancées sur la nature en ville.

La délégation a ensuite déjeuné dans un lieu de restauration bio et végétarienne, le Café Fauve, qui porte un projet fort de sensibilisation à la cuisine locale et respectueuse de l’environnement.

Enfin, elle a assisté à la conférence de presse de clôture du G7 Environnement par les ministres concernés de tous les pays présents, où elle a pu constater les engagements internationaux pris lors de cet événement.
Les ministres ont notamment adopté une charte pour la biodiversité qui devrait servir de socle aux politiques publiques, selon la Secrétaire d’Etat Brune Poirson.

Le chemin à parcourir est encore très long, mais, à l’heure de la prise de conscience qui progresse chez les citoyens, les dirigeants politiques, et dans les entreprises, Bruno Millienne demeure mobilisé.

➡️ Aboutir à des engagements des pays membres sur des initiatives et actions concrètes pour le climat et la biodiversité.
➡️ La France doit être un exemple en matière de protection de notre biodiversité et de notre climat

Les liens entre changements climatiques et dégradation de la biodiversité ne sont plus à démontrer.

À retrouver également dans les médias l’expression du Président de la République Emmanuel Macron qui a annoncé notamment une série d’actions pour protéger la biodiversité, concernant la lutte contre le gaspillage, la réduction des déchets ainsi qu' »un changement profond » des modes de production.

AFP

Emmanuel Macron a annoncé lundi, après le rapport des experts de l’ONU, une série d’actions pour protéger la biodiversité, dont une lutte accrue contre le gaspillage et la production de déchets et de plastiques, appelant aussi à « un changement profond » des modes de production.

« C’est la première fois qu’au meilleur niveau scientifique sont établis des faits cruels pour nous tous et qui appellent à l’action. Ce qui est en jeu est la possibilité même d’avoir une Terre habitable », a déclaré le chef de l’Etat, juste après avoir reçu les experts de l’ONU (IPBES).

Leur rapport constate qu’un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction, à moins de changements majeurs de société.

« La biodiversité est un sujet aussi important que le changement climatique et nous ne pouvons gagner cette bataille qu’en oeuvrant sur tous les leviers », a dit le président, citant trois orientations principales.

D’abord, la lutte contre le gaspillage alimentaire. « Nous devons très profondément changer nos modèles en luttant encore plus activement contre le gaspillage alimentaire partout dans l’économie », au niveau notamment « des écoles, des restaurateurs et des distributeurs », a-t-il demandé.

Emmanuel Macron souhaite aussi « un changement dans nos modèles de production », ce qui n’est « jamais facile car nous vivons sur un modèle de production qui n’était pas conforme à cette prise de conscience », a-t-il dit. Il a cité l’exemple du glyphosate, répétant que la France souhaitait mettre fin à son usage dans 3 ans.

Il a aussi réaffirmé l’objectif de réduire les phytosanitaires de 50% en France d’ici 2025 – but qui figure dans les plans « Ecophyto » engagés depuis 2007.

Il a par ailleurs annoncé vouloir porter la part des aires marines et terrestres protégées à 30% du territoire d’ici 2022 (contre 20% actuellement ndlr) dont un tiers « protégées en pleine naturalité ».

Il veut aussi « accroître la lutte » contre la réduction des terres agricoles au profit de la construction.

« J’ai demandé un bilan pour se fixer des objectifs en matière de lutte contre l’artificialisation et une réhabilitation de 25% des sols agricoles dégradés par l’utilisation passée de phytosanitaires », a-t-il précisé.

Plus globalement il a annoncé une « revue des aides fiscales et budgétaires » à l’aune de ces objectifs.