Économie circulaire : audition de M. Garnier, délégué général d’AMORCE
Économie circulaire : audition de M. Garnier, délégué général d’AMORCE

A l’aube de la présentation du projet de loi « lutte contre le gaspillage pour une économie circulaire », la Commission du développement durable auditionnait Nicolas Garnier, délégué général d’AMORCE.

Retrouvez l’intervention de Bruno Millienne et ICI l’intégralité des débats en vidéo.

 

 

« Madame la Présidente,

Monsieur le délégué général,

 

Tout d’abord, permettez-moi, M. le délégué général, de saluer l’action de votre association. Votre engagement à faire collaborer les acteurs locaux et les collectivités dans l’objectif de mettre en œuvre une réelle économie circulaire est remarquable. Je partage sans la moindre réserve cette ambition dont je crois qu’elle est une opportunité pour la redynamisation de nos territoires, en particulier les plus délaissés d’entre eux.

Rappelons de manière succincte ce qu’est l’économie circulaire : c’est un « modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Il s’agit de rompre avec le modèle de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) … ».

Vous contribuez à faire vivre sur nos territoires ce projet ambitieux, salvateur, indispensable….

Votre action est par ailleurs totalement en phase avec l’action de la majorité et la feuille de route que s’est donné le gouvernement en la matière. Les collectivités territoriales y trouvent toute leur place et c’est bienvenu.

Avec le souhait d’un retour aux consignes, Brune Poirson a illustré la détermination du gouvernement concernant le recyclage. C’est une action simple, de bon sens, qui s’impose aujourd’hui. Il en est sans doute d’autres, tout aussi simples, dont vous pourriez nous livrer quelques exemples.

 

Car l’économie circulaire n’a, à mon sens, rien de bien compliqué ; elle repose principalement sur ce bon sens que nous avions perdu, mais les consciences sont dorénavant prêtes et réclament de telles initiatives.

Il est, dans votre démarche, une chose qui apparait très clairement : on ne pourra pas mener une politique d’économie circulaire efficace et ambitieuse si on ne s’appuie pas sur les territoires et leur réalité. C’est là encore l’occasion de rappeler la confiance que nous devons avoir en nos territoires. Je crois – nous croyons – au groupe MoDem et apparentés, profondément aux vertus de la décentralisation : confier les responsabilités des politiques publiques au niveau le mieux à même de les prendre en charge.

Néanmoins, je reconnais aisément que le clamer avec force ne suffit pas ; il faut donner au local les moyens d’agir. Et je ne parle pas là, que de moyens financiers, loin de là. Entre les communes, les interco, les départements, les régions et l’Etat, il est souvent difficile de s’y retrouver. Le cadre des compétences mérite d’être clarifié, à tout le moins pour mieux coordonner l’action de ces différents échelons.

Je crois que l’instauration d’une réelle fiscalité verte manque également cruellement pour aider au développement de l’économie circulaire. Sans doute avez-vous un avis là-dessus.

Monsieur le délégué général, 3 autres petites questions : pourriez-vous nous dire quels sont les freins actuels au développement de l’économie circulaire ? Quelles mesures vous semble-t-il impératif de prévoir dans la prochaine loi ? Enfin, savez-vous évaluer le potentiel d’emplois que pourrait générer l’économie circulaire pour nos territoires ?

 Je vous remercie. »