Impact de la crise sanitaire sur le secteur automobile et situation du groupe Renault : QAG de Bruno Millienne
Impact de la crise sanitaire sur le secteur automobile et situation du groupe Renault : QAG de Bruno Millienne

Ce mardi 26 mai, à l’occasion des Questions au Gouvernement, Bruno MILLIENNE a interrogé Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances sujet de la situation du secteur automobile français, en crise en raison de l’épidémie de Covid-19 et sur la situation du groupe Renault dont l’un des sites menacé (Flins) se trouve sur le territoire de la circonscription du député.

« Merci M. le Président,

Ma question s’adresse à Madame la secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’économie et des Finances.

Madame la Ministre,

Hasard du calendrier, je me suis rendu sur le site Renault de Flins, situé dans ma circonscription pour une visite consacrée à la reprise de l’activité … au lendemain d’une information selon laquelle cette usine pourrait fermer.

Avec la crise sanitaire, le marché automobile français s’est effondré de 70% en mars et 90% en avril. Sur l’année, les ventes pourraient chuter de 20% en Europe et 30% en France.

L’automobile représente 400.000 emplois industriels directs et 900.000 avec les service. Or, de 40.000 à 50.000 postes sont menacés et 30% des entreprises risquent la faillite, selon le Conseil national des professions de l’automobile.

Première victime identifiée : Renault, qui sollicite un prêt de 5 milliards d’euros garanti par l’Etat et qui s’apprête a annoncé les contours d’un plan d’économies de 2 milliards d’euros.

Le président de la République annoncera ce jour – nous dit-on –  un plan relatif à la souveraineté industrielle, à la transition vers les véhicules propres et à la préservation de la compétitivité du secteur.

Ces annonces sont très attendues.

Vous connaissez l’engagement de notre groupe en faveur de la transition écologique et énergétique du pays, des mobilités durables et de l’emploi industriel au cœur des territoires.

Après la crise financière de 2008, les contreparties sur l’emploi exigées par l’Etat n’avaient pas empêché une vague massive de délocalisations.

« Le monde d’après », s’il doit exister, ne peut commencer de la sorte.

Madame la Ministre, pouvez-vous nous affirmer que le Gouvernement a posé des contreparties à l’octroi de ce prêt et nous dire si Renault prendra des engagements forts pour localiser et préserver en France les emplois liées aux véhicules électriques ?

Quel avenir pour les trois sites menacés ? Quel avenir pour la zoé électrique qui fait vivre à Flins 2 600 salariés ?

Quelles mesures le gouvernement entend-t-il prendre en faveur du secteur automobile français ?

Je vous remercie. »