Lettre d’information de décembre : l’édito du mois signé Bruno Millienne
Lettre d’information de décembre : l’édito du mois signé Bruno Millienne
L’année 2018 touche à sa fin et j’aurai l’occasion d’en dresser le bilan complet dans les prochaines semaines. Avant cela, je tenais à revenir, à l’aube d’une trêve parlementaire tant attendue, sur les quelques moments forts qui ont marqué ces dernières semaines.

Elles ont vu ré-émerger au cœur du débat public la question de la justice fiscale, si chère à mon groupe parlementaire et ma famille politique. Nous n’avons, en effet, jamais cessé de nous faire les vigies alertes du volet social de la politique de réformes ambitieuses engagée par le Gouvernement.

A l’Assemblée, l’examen du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2019 a permis de mieux prendre en compte les aspirations de nos concitoyens.

Nous sommes notamment revenus sur la hausse de la taxation des carburants prévue pour 2019, sans pour autant remettre en cause notre détermination à accélérer la transition écologique. Une telle transition ne peut en effet s’opérer que si nos concitoyens sont convaincus de son utilité, ce qui est sans nul doute le cas, et si elle se fait de manière juste, c’est-à-dire sans peser davantage sur ceux qui ont le moins et/ou à la condition que ceux-ci bénéficient des mesures d’accompagnement nécessaires.

Nous avons, de manière transpartisane, décidé de mettre fin aux avantages fiscaux accordés aux agrocaburants à base d’huile de palme au regard de l’impact écologique désastreux de la production d’huile de palme (déforestation massive en Asie du sud-Est). Des députés de tous les groupes parlementaires ont cosigné et voté l’amendement que je portais en ce sens confirmant ainsi l’engagement de la Représentation nationale à faire en sorte que la France respecte ses engagements et incarne réellement son leadership sur la scène internationale.

Le budget que nous avons finalement adopté doit permettre de répondre aux grands défis sociaux, environnementaux et internationaux que nous avons à relever tout en poursuivant notre ambition d’une maitrise durable de la dette car elle est une condition de la crédibilité de la France vis-à-vis de ses partenaires et de son leadership européen mais également car nous ne pouvons plus faire peser sur les générations futures le poids d’une dette qui obère une partie importante des marges d’action du pays.

Nous avons légiféré et voté les mesures annoncées par le Président de la République afin de répondre à l’urgence économique et sociale. Parmi celles-ci, la possibilité offerte aux entreprises de verser à leurs salariés une prime exceptionnelle exonérée de charges sociales, la revalorisation de la prime d’activité ou encore l’annulation de la hausse de CSG pour les retraités dont les revenus de pensions sont inférieurs à 2 000 € nets mensuels (pour une personne seule et sans autre source de revenus).

Ces mesures devraient permettre d’accélérer davantage encore la trajectoire d’augmentation du pouvoir d’achat des Français constatée depuis 2017, après huit années de recul. Si elles sont prises pour faire face à l’état d’urgence sociale du pays, le grand débat national qui se tiendra sur les premiers mois de l’année 2019 devrait permettre de voir émerger de nouvelles propositions dont la majorité pourra s’emparer pour répondre aux aspirations identifiées au plus près des territoires.

En circonscription, j’ai pu prendre connaissance des premiers cahiers de doléance mis en place par certaines mairies à l’initiative de l’association des maires ruraux de France. Si nous étions conscients du malaise qui s’était peu à peu installer dans notre pays depuis plus de 20 ans, la lecture de ces cahiers reste riche d’enseignement même pour un élu qui a toujours eu à cœur de rester au plus près des préoccupations de terrain. Ils permettent d’appréhender d’une manière plus fine la réalité de nos territoires, du quotidien des habitants de nos territoires ruraux.

La rentrée sera l’occasion de poursuivre ces actions de terrain avec l’ouverture du grand débat national auquel les maires ont vocation à prendre toute leur part, car ils y sont essentiels. Ils connaissent mieux que quiconque le terrain et les inquiétudes des Français. Je leur ai adressé une lettre en ce sens.

Pour terminer, je voudrais souhaiter à chacune et chacun d’entre vous de passer de paisibles fêtes de Noël, si souvent propices à s’extirper un bref instant de l’agitation du quotidien, pour renouer avec la fraternité et le sens du partage.

Je vous en souhaite une bonne lecture !

Bruno MILLLIENNE

Député des Yvelines
Vice-Président du Groupe MoDem et apparentés