Lettre d’information (mars) : l’édito de Bruno Millienne
Lettre d’information (mars) : l’édito de Bruno Millienne

LETTRE D’INFORMATION : L’ÉDITO

 

Désinformation, oppositions, mauvaise communication : et pourtant … le pays avance !

 

Chers amis,

Personne n’ignore le climat de tensions qui traverse les pays du monde entier. La France n’est pas épargnée par ce climat délétère.

Gardons-nous de toute tentation de caricaturer l’action de tel ou tel gouvernement. Je crois que chacun des gouvernements qui se sont succédé ces 40 dernières années a, au moins pour partie, entendu porter les politiques et réformes qu’il pensait utile.

Mais aujourd’hui le contexte a changé. Il résulte à bien des égards des politiques passées, de leurs apports autant que de leurs lacunes.  Faire porter cette responsabilité sur le dos du gouvernement actuel n’est ni honnête, ni en phase avec la réalité.

Ce Gouvernement est certainement celui qui aura fait le plus, en 40 ans, pour le pouvoir d’achat des Français. Pour autant, beaucoup de nos concitoyens cultivent une perception des choses bien différente, souvent nourrie par la désinformation.

Le projet porté par le candidat dorénavant Président de la République, Emmanuel Macron, est un projet à trois étages. Comme une fusée. Chaque étage consolidant l’ensemble : libérer le monde économique pour que redémarre le moteur France ; inverser la courbe du chômage car il n’est de liberté individuelle et de pouvoir d’achat que si on possède un emploi ; réunir les conditions d’une meilleure protection sociale, plus juste et plus solidaire.

C’est dans cette optique que la priorité a été donné, dès le début du quinquennat au redémarrage de l’économie. Pour une raison toute simple et de bon sens : on ne peut redistribuer que ce que l’on acquiert. Il fallait donc libérer les entreprises afin qu’elles redeviennent compétitives et attirer en France les investisseurs. C’est ce qui a été fait avec les lois Travail et Pacte. Les résultats sont là et ils sont probants : la France, malgré cette crise sociale qui nous agite depuis 2 ans, est le pays le plus attractif d’Europe. Les 580.000 emplois créés en sont la résultante dont quelques dizaines de milliers d’emplois industriels, ainsi que le début d’inversion de la balance commerciale.

Pour autant, il ne suffit pas de libérer l’économie et d’avoir des entreprises plus performantes. Il faut également créer les conditions de la confiance pour une reprise de l’emploi. Il était assez paradoxal de constater que le chômage ne baissait pas alors qu’il y avait plus de 600.000 emplois disponibles sur le marché. Nous avons donc lancé un grand plan de formation, réformé l’apprentissage et mieux estimé les compétences. Parmi les premiers effets : plus de 40% d’élèves qui vont vers les filières professionnelles ; plus 16% d’apprentis. Et nous poursuivrons ces efforts à destination des jeunes, bien sûr, mais également des plus âgés avec le renforcement de la formation continue et la valorisation des compétences.

Il convient, enfin, d’accompagner les plus précaires d’entre nous. Il est faux de dire, comme certains le prétendent, que rien n’a été fait. Depuis la crise des « Gilets jaunes », 17 milliards d’euros ont été débloqués pour répondre à l’urgence sociale. Cette année encore, ce sont 5 milliards de baisse d’impôts sur le revenu qui profitent essentiellement aux classes moyennes, celles qui ont tout subi depuis plus de 10 ans, qui ont été oubliées. Arrêtons-nous ensemble sur les principales mesures sociales adoptées depuis l’élection d’Emmanuel Macron :

  • Plan pauvreté de 8,5 milliards d’euros,
  • Suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers en attendant la suppression totale en 2023,
  • Augmentation du minimum vieillesse (+100 euros par mois),
  • Augmentation du RSA,
  • Augmentation de la prime d’activité,
  • Augmentation de l’Allocation Adulte Handicapé qui n’est plus plafonnée à 70 ans,
  • Prise en charge à 100% des frais de diagnostic et de soins pour les enfants (0-6 ans) ayant des troubles du spectre autistique,
  • Dédoublement de toutes les classes de CP et CE1 en zone prioritaire,
  • Reste à charge zéro pour les lunettes et les soins dentaires,
  • Création d’une complémentaire santé à 1 euro/jour,
  • Suppression des 271 euros de cotisation annuelle de la Sécurité Sociale Etudiante,
  • Etc…

Prétendre que ce gouvernement privilégierait une classe aisée de concitoyens au détriment d’une autre moins fortunée relève du mensonge. La préoccupation de la majorité présidentielle est de faire en sorte que TOUS les Français vivent mieux, que plus personne ne soit laissée aux bans de la société. Il n’est pas d’opposition à créer entre les riches et les autres, chacun étant en droit d’aspirer à mieux gagner sa vie sans se voir vilipendé pour cela. Alors il est évident que, pour y parvenir, l’action gouvernementale doit être priorisée. C’est naturellement vers les concitoyens les plus vulnérables que notre regard doit se tourner. Nous entendons progresser en ce sens. La loi sur la dépendance est à l’étude. Le Revenu Minimum d’Activité en préparation.

Une récente étude d’un institut de sondage révélait que ceux des français qui ne payent plus la taxe d’habitation, ne se souviennent plus l’avoir payé un jour. C’est un vrai gain de pouvoir d’achat. Oublié. De même, combien se souviennent ou bien même se sont aperçus qu’avec la baisse des cotisations salariales leur revenu net a augmenté ? A titre d’exemple, pour quelqu’un qui touchait le SMIC, cela représente 17 euros nets en plus par mois.

Alors certes, il y a également eu la baisse quasi-concomitante des APL. Une erreur que mon groupe parlementaire n’a pas hésité un instant à signaler. Et ce quand bien même la baisse restait inférieure au regain de pouvoir d’achat.

Alors, pourquoi, pourquoi, pourquoi, les Français ne se rendent-ils pas compte de la mise en place de toutes ces mesures sociales ?

Très certainement parce que la communication n’a pas été à la hauteur. Ensuite, parce que la convergence d’oppositions perdues et revanchardes a vérolé la perception que les Français ont de la politique gouvernementale. La majorité a sans doute insuffisamment mesuré leur propension à privilégier les intérêts partisans sur l’intérêt général.

Pire, l’extrême gauche, France Insoumise en tête, appelle depuis l’avènement des « Gilets Jaunes » à l’insurrection populaire et à la destitution du Président, inondant les réseaux sociaux de « fake news ». Une stratégie aussi redoutable qu’irresponsable et antirépublicaine. Une irresponsabilité – renouvelée par une obstruction parlementaire depuis plus d’une semaine sur la réforme des retraites – qui nous prive de débats sereins et constructifs et ne leur rapporte rien puisque leur ancrage dans les urnes ne fait que baisser scrutin après scrutin.

Souhaitons que la majorité silencieuse, qui pour l’instant subit les conséquences de ce climat délétère, relève la tête et redise fermement son opposition à toute cette violence diffusée par des minorités factieuses qui n’ont d’autre objectif que d’imposer leur vérité et faire tomber la République et la Démocratie.

Continuons, nous – gouvernement et parlementaires de la majorité – à travailler à l’amélioration du quotidien des Français.

 

Bruno MILLIENNE

Député des Yvelines