Lettre d’information – L’Edito de Bruno Millienne
Lettre d’information – L’Edito de Bruno Millienne
LETTRE D’INFORMATION
Août 2019

L’ÉDITO 

La session extraordinaire parlementaire s’est achevée ce 26 juillet.

Qu’elle fut riche ! Il faut dire que nous avions pris quelque peu de retard dans la poursuite des réformes – pourtant essentielles au pays – en raison des « mouvement sociaux » qui ont paralysé le pays pendant plusieurs mois, puis, pour cause de renouvellement de nos instances européennes. Un renouvellement porteur d’espoir qui a vu, pour la première fois, les fonctions à fortes responsabilités des institutions de l’Union Européenne revenir à des femmes (dont la présidence de la Commission !) et des hommes de grande valeur et profondément attachés à l’Europe.

De l’adoption de la loi dite « pour une école de la confiance » à celle du projet de loi énergie climat, en passant par la réforme de la fonction publique, nous sommes restés mobilisés. Pour ma part, je me félicite de l’adoption définitive de la loi portant création de l’Agence nationale de la cohésion des territoires, tant attendue par les élus locaux. Malheureusement, la loi d’orientation des mobilités, la LOM, pour laquelle je suis rapporteur, nous reviendra dès septembre, en raison de l’échec de la Commission Mixte Paritaire. Je le regrette tant nous avions, députés et sénateurs, trouvé un terrain d’entente. Il aura fallu que des considérations politiques, partisanes, de dernière minute s’en mêlent du côté de la majorité sénatoriale pour faire « capoter » l’opportunité de voter avant l’été un texte important pour nos concitoyens, pour le désenclavement de nos territoires isolés, pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Non sans lien, nous avons eu, ces derniers jours, à nous prononcer sur le CETA. Je n’ai pas pu voter en faveur de la ratification de cet accord économique avec le Canada. Je me suis refusé à devoir faire un choix entre les avantages commerciaux et stratégiques du CETA, réels et qui plus est avec un pays partenaire allié et ami, et la protection de nos agriculteurs et de notre environnement.

La coupure estivale sera brève. Aux textes qui nous reviendront en nouvelle lecture, s’ajouteront à la rentrée plusieurs « gros chantiers ». Je pense naturellement au projet de loi bioéthique qu’il ne faut pas résumer – loin de là – à la PMA, mais aussi à deux autres textes pour lesquels je serai particulièrement investi : le projet de loi de lutte contre le gaspillage et pour une économie circulaire, porté par Brune POIRSON ; et le projet de loi – d’abord soumis au Sénat – porté lui par les ministres Sébastien LECORNU et Jacqueline GOURAULT, dit « Engagement en proximité ». Dans le cadre du premier, je mène des auditions avec mon collègue Jimmy PAHUN pour notre groupe parlementaire. Cela nous a amené à recevoir l’entreprise du recyclage « APR2 » de Bonnières-sur-Seine pour bénéficier de leur expertise. Pour ce qui est du second texte, porté sur les questions de décentralisation, de reconnaissance et d’accompagnement des élus locaux dans leurs missions, de la place du maire de la commune dans l’intercommunalité, j’ai décidé d’associer les élus du territoire à cette réflexion. Ils sont les premiers concernés. Après avoir reçu une première délégation de maires à l’Assemblée nationale, j’organise début septembre une journée de séminaire avec ceux qui font notre République au plus près du terrain. Leur retour de terrain, leur vécu au quotidien, leurs propositions et revendications sont des choses que j’ai besoin d’entendre pour faire de ce texte une loi aboutie et qui change la donne sur le terrain. Je crois en la coconstruction, j’ai foi en l’intelligence collective pour avancer ensemble.

Avant de vous souhaiter, chers amis, de bonnes vacances à vous et vos proches, je ne peux revenir sur l’épisode récent qui a agité la sphère médiatico-politique. Oui, vous m’avez vu défendre, dans mes écrits comme sur les plateaux, François de RUGY. Je comprends que certaines choses ont pu choquer. Je suis conscient qu’il nous reste du chemin à parcourir sur la question de la transparence et de l’éthique en politique. Pour autant, je ne peux accepter que l’on enterre, via le tribunal populaire, sur les seules allégations d’un média politique qui a fait le choix de la démolition plutôt que de l’information, un homme qui – in fine – devrait être blanchi et lavé de tout soupçon. Dans ces cas épineux, délicats, c’est à la justice de faire son œuvre. Elle n’a pas été saisie. C’étaient aux enquêtes diligentées de faire lumière. Elles l’ont fait, elles ont rendu leur verdict. L’avenir parlera. Je me poserai toujours contre la présomption de culpabilité.

Enfin, je voulais vous dire un mot de Patricia. Patricia GALLERNEAU, députée de Vendée, collègue et amie qui siégeait avec moi au groupe MoDem et à la Commission du développement durable. Elle s’est éteinte. La maladie qu’elle combattait a été plus forte. Elle s’est battue. Je n’oublierai pas son sourire, je n’oublierai pas ses convictions écologiques et sociales. C’était une femme juste et bienveillante. Elle nous manquera, elle me manquera.

Il me reste à vous souhaiter un bel été, et une agréable lecture de cette lettre d’information. Soyez assurés qu’après quelques jours de repos je poursuivrai mon action à vos côtés. Pour vous et notre territoire.

Sincèrement,

Bruno MILLLIENNE
Député des Yvelines
Conseiller régional d’Ile-de-France