Lutte contre la radicalisation et le communautarisme : Question de Bruno Millienne au gouvernement
Lutte contre la radicalisation et le communautarisme : Question de Bruno Millienne au gouvernement

Retrouvez la question au gouvernement de Bruno Millienne, relative à la politique du gouvernement en matière de lutte contre le communautarisme et la réponse de Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Une question posée à l’occasion des QAG du mardi 3 décembre.

« Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

La France n’a jamais reculé dans le combat qu’elle livre contre le terrorisme islamiste. Cette lutte s’est considérablement renforcée depuis 2015, depuis les attentats meurtriers qui nous ont touché dans notre chaire. Ce combat, nous le menons en dehors de nos frontières – et je veux rendre une nouvelle fois hommage aux femmes et hommes qui s’engagent, trop souvent au péril de leur vie – ; et partout sur le territoire national.

La lutte contre la radicalisation est l’affaire de tous. C’est au travers de politiques de prévention que nous parviendrons à enrayer cette spirale infernale qui conduit des jeunes hommes et des jeunes femmes, français, à prendre les armes contre leurs frères et sœurs.

La radicalisation peut mener au terrorisme. Et aucun territoire n’est épargné. Dans les Yvelines, nous faisons encore le deuil de nos deux fonctionnaires de police tués à Magnanville.

Certains chiffres font froid dans le dos : 10% des combattants Français des rangs de Daesh viennent des Yvelines. 10% !

Vous étiez vendredi dernier, M. le Ministre, avec M. Nuñez, aux Mureaux, pour évoquer ce sujet de la radicalisation et du repli communautariste.  

Ce temps d’échange, en présence des acteurs de terrain, témoigne de votre volonté d’avancer ensemble.

Jeudi dernier, vous avez réuni en séminaire les préfets, premiers relais de l’action de l’Etat. Je veux remercier le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, qui a entamé une réflexion avec l’ensemble des parties prenantes, notamment avec les représentants du culte musulman afin de les accompagner dans leur sensibilisation contre la propagation d’idéologies mortifères. Nos compatriotes musulmans sont les premiers concernés.

Nous devrons également mobiliser l’éducation nationale. Les taux de décrochage scolaire dans certaines communes du département résonnent souvent comme le signal d’alerte d’un basculement vers un repli communautariste.

Enfin, il ne faut plus tergiverser avec les lieux de cultes ou l’on prêche contre la République. Fermons-les !

Ainsi, dans ce combat pour lequel vous avez le soutien plein et entier de nos compatriotes, pouvez-vous éclairer la représentation nationale sur l’action que mène le gouvernement ? Pouvez-vous également nous affirmer que les moyens – notamment humains – sont aujourd’hui suffisants pour assurer la sécurité de tous les Français, dans tous les territoires ?

Je vous remercie. »