Rapport du GIEC : « Il y a urgence à bâtir une fiscalité environnementale, globale et juste »
Rapport du GIEC : « Il y a urgence à bâtir une fiscalité environnementale, globale et juste »

Lors de la séance de questions au gouvernement du 9 octobre, Bruno Millienne a interpellé Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sujet du dernier rapport du GIEC. À la veille de l’examen du projet de loi de finances, le député des Yvelines a appelé à ce que nous adoptions des mesures fiscales et financières en adéquation avec l’impératif d’une meilleure protection de l’environnement.

Retrouvez le texte et la vidéo de sa question, ainsi que la réponse du ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Le 1er aout dernier, j’interpellais votre prédécesseur sur la question de l’urgence climatique.

Les évènements récents ne peuvent que renforcer cette interpellation. Ils appellent à l’humanisme, à la solidarité, à la fraternité, à la responsabilité.

Je pense ici, avec tristesse, à nos amis d’Indonésie.

Le dernier rapport du GIEC a fait grand bruit. Ce rapport interpelle, alerte, interroge. Quelle France souhaitons-nous pour nous-mêmes, pour nos enfants en 2030 ? Allons-nous continuer l’artificialisation des sols déraisonnée ? Allons-nous continuer à ignorer les signaux clairs qui nous sont envoyés par la nature elle-même. Accepterons-nous encore longtemps que des personnes, les plus précaires, souvent les moins responsables aussi de ces bouleversements, meurent de notre inaction ?  Ou allons-nous enfin nous mobiliser, au-delà des clivages partisans, au-delà des préoccupations égoïstes, du repli sur soi, des nationalismes, des esprits court-termistes, des intérêts cupides ?

Il faut accélérer la transition écologique du pays en veillant à faire les bons choix, de manière éclairée. En y impliquant davantage les collectivités locales mais aussi l’investissement privé.

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie doit porter cette ambition et miser, s’agissant des mobilités propres, sur les atouts que sont l’électricité, mais également l’hydrogène, le bio éthanol….

A l’heure des négociations européennes sur la feuille de route pour l’industrie automobile, ce serait une erreur de se contenter de miser sur le « tout électrique ».

La Loi de finances doit incarner cette ambition et se traduire dès demain par des mesures fiscales, financières en adéquation avec l’impératif d’une meilleure protection de l’environnement comme ce devrait être le cas s’agissant de l’huile de Palme. Il y a urgence à bâtir une fiscalité environnementale, globale, juste – pour être acceptée de TOUS nos concitoyens – et dont les recettes seraient intégralement fléchées sur les actions en faveur de la transition écologique.

Je connais la détermination du Gouvernement. Comment la France entend répondre au cri d’alerte que viennent de nous lancer, à nouveau, les experts du GIEC ? Quelles mesures peuvent être prises dès cette année ? Quelles orientations pour la prochaine PPE ?