EDUCATION : LES ACTIONS DU GOUVERNEMENT DEPUIS 2017
EDUCATION : LES ACTIONS DU GOUVERNEMENT DEPUIS 2017

Alors que la semaine dernière avait lieu la rentrée des classes, je vous propose de retrouver les éléments principaux de la politique du gouvernement en matière d’éducation.

D’abord quand on parle d’éducation, de quoi parle-t-on ?

Sur l’année 2020-2021, il y avait en France plus de 1,2 million de personnels pour 59 650 écoles, collèges et lycées. Il y a plus de 12,8 millions d’élèves dont 6,5 millions d’écoliers, 3,4 millions de collégiens, 2,2 millions de lycéens.

La France, un Etat qui investit dans sa jeunesse :

  • 76 milliards d’euros consacrés à la mission enseignement scolaire en 2021 (y compris C.A.S pensions), premier budget de l’Etat (après l’avance aux collectivités territoriales) ;
  • 7 000€, dans le premier degré (maternelle et élémentaire), c’est la dépense annuelle moyenne pour chaque élève ;
  • Dans le second degré, la dépense annuelle moyenne est de 8 790 € pour un collégien, 11 300 € pour un lycéen général et technologique et 12 740 € pour un lycéen professionnel ;
  • Progression du budget annuel de l’Education nationale de +10 % entre 2017 et 2021, soit 4,8 milliards d’euros supplémentaires (En 2021, budget = 53,6 milliards d’euros).

L’école de la République, c’est aussi faire réussir chaque élève et les amener à maîtriser des savoirs fondamentaux :

L’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans en raison de l’importance des premiers apprentissages. En complément, le programme de l’école maternelle est renforcé. Le dédoublement des classes, promesse du président de la République qui concerne 330 000 élèves :

  • 100% des classes de CP et CE1 sont dédoublées en éducation prioritaire (REP et REP+) ;
  • Dans les grandes sections, déjà 50 % des classes dédoublées ;
  • Hors éducation prioritaire, c’est le plafonnement de toutes les classes à 24 élèves en grande section, CP et CE1 d’ici la rentrée 2022 ;
  • Le dédoublement implique plus de professeurs au primaire malgré la baisse démographique (+7 582 emplois en plus dans l’enseignement public entre 2018 et 2021 malgré -255 000 élèves en moins en 4 ans) ;

Des évaluations nationales en français et en mathématiques qui montrent déjà les progrès accomplis (par exemple, depuis 2019, les résultats de l’évaluation de mi-CP ont augmenté et les écarts entre les résultats en éducation prioritaire et ceux hors éducation prioritaire ont diminué.

Cette réussite, elle passe par une personnalisation des parcours et l’accompagnement des élèves pour favoriser l’élévation du niveau général et offrir un tremplin pour l’avenir
La réforme du lycée général et technologique a permis de mieux impliquer les élèves (plus de choix et d’exigence), d’augmenter le niveau général et mieux préparer à l’enseignement supérieur. Au lycée, c’est la fin des séries et la création des enseignements de spécialités pour une plus grande personnalisation des parcours. Au baccalauréat, avec la réforme et notamment le Grand oral qui traduit l’importance de l’oral tout au long de la scolarité et dans la vie active.
La réforme du lycée professionnel (voie d’excellence et au rôle essentiel pour notre pays) avec de nouvelles filières proposées pour mieux répondre aux attentes des jeunes.
On offre également aux collégiens et lycéens une véritable ouverture au monde avec le rétablissement des parcours bilingues et européens, l’objectif 100 % des écoles et établissements scolaires engagés dans un partenariat européen. (ex: pour tous les élèves de la 4e à la terminale : 25 € par an à partir de la 4e, puis 50 € par an pendant les années de lycée et 300€ à 18 ans).

Les nouveaux enjeux :

  • Développer les compétences numériques tout au long de la scolarité, avec la création d’un enseignement de sciences numériques et technologie en seconde, et d’une spécialité numérique et sciences informatiques en 1re et terminale générales, un accompagnement des investissements dans les écoles primaires, pour développer des usages numériques en classe. Avec France Relance, c’est une aide de 105 millions d’euros qui permettent d’ores et déjà d’équiper plus de 45 000 classes supplémentaires à partir de la rentrée.
  • Education au développement durable- les enjeux de demain : ce sont 230 000 éco-délégués élus, un dans chaque classe de collège et de lycée, le label E3D (plus de 7 000 écoles et établissements engagés dans une démarche de développement durable), l’inscription de l’éducation au développement durable parmi les principes généraux de l’éducation et la création des comités d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement.

Il n’y a pas d’élévation du niveau général sans justice sociale. L’Ecole de la République donne les mêmes chances à chaque élève.

Pour cela, nous avons mise en place le dispositif Devoirs faits au collège bénéfice à 1 collégien sur 3 (et même 1 sur 2 en éducation prioritaire). Toute famille peut demander au collège que son enfant bénéficie du dispositif. Par ailleurs, nous avons mis en place un internat d’excellence dans chaque département d’ici la fin du quinquennat. A la rentrée 2021, on compte 307 Internats d’excellence qui peuvent accueillir jusqu’à 30 000 jeunes. Depuis la rentrée 2020, il y a l’obligation de formation jusqu’à 18 ans pour les jeunes qui ne travaillent pas encore. Depuis la rentrée 2020, plus de 65 000 jeunes ont déjà rejoint des solutions qui leur ont été proposées.
Le nombre d’élèves soutenus par les cordées de la réussite à augmenté de telle sorte que 188 000 élèves en bénéficient, afin de favoriser leur accès aux formations supérieures.
Enfin nous avons lancé le dispositif « Vacances apprenantes » afin de soutenir les élèves volontaires du CP au lycée, en particulier ceux dont la scolarité a été mise à mal par le confinement. Cela a permis à un million d’enfants de profiter d’activités culturelles, sportives ou de nature. On compte 500 000 jeunes qui ont pu bénéficier des écoles ouvertes, c’est à-dire des établissements alliant école et activités de loisir.

La justice sociale c’est aussi une ambition renouvelée pour les enfants dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville :

  • Mise en place de 126 cités éducatives pour offrir des activités périscolaires et extrascolaires qui bénéficient à plus de 700 000 enfants et jeunes.
  • Aider les enfants issus des familles en grande difficulté.
  • Instauration des petits-déjeuners équilibrés et gratuits dans les Réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+). 238 000 élèves en ont bénéficié. A la rentrée 2021, cette action sera élargie à un nombre plus important d’élèves, au-delà des périmètres de l’éducation prioritaire.
  • Cantine à 1 euro dans 3 900 communes modestes.

Le service public de l’Ecole inclusive aussi a connu des évolutions au bénéfice des personnes en situation de handicap :

  • 400 000 élèves en situation de handicap scolarisés, soit +19 % en 5 ans – 125 000 AESH, soit +35 % en 5 ans, avec une meilleure formation et désormais un nouveau statut revalorisé.
  • 100 % du territoire couvert par des PIAL, les pôles inclusifs d’accompagnement localisés.
  • Formation initiale à l’école inclusive pour tous les nouveaux professeurs.

L’école de la République, une maison qui rassemble plus de 1,2 millions de femmes et d’hommes engagés au quotidien pour la réussite des élèves. Des avancées concrètes sur la question des revalorisations. Sur 2021 et 2022, c’est plus de 1,5 milliard d’euros de revalorisation. A titre d’exemple de revalorisation depuis 2017 :

  • Mise en place d’une prime d’attractivité de 157 € net par mois pour un jeune professeur titulaire en 2021-2022.
  • Entre décembre 2016 et décembre 2021, un jeune professeur titulaire a gagné près de 200 € nets en plus par mois (passant de 1 742 € à 1 931 €).
  • Mise en place d’une prime jusqu’à 3 000 € nets pour les enseignants en REP+.
  • Prime annuelle de 450 euros pour tous les directeurs d’école.
  • Prime informatique pour tous les professeurs de 176 € par an.